2001
chhamp
Info/Credits
for:
flute and eleven couples of musicians
solo flute, 2.2.0.0./2.2.2.0./perc. I.II/ 2 pianos (a grand piano and an upright piano) and strings (2.2.2.2.2.)
duration:
about 23'
commission:
Contrechamps, Geneva
first performance:
11.12.01, Geneva, Bâtiment des Forces Motrices - Salle Théodore Turrettini, Ensemble Contrechamps, flute Mario Caroli, conductor Heinz Holliger
publisher:
Edizioni Suvini Zerboni
catalogue number:
S. 11974 Z
Score extracts

Audio extracts
Ensemble Contrechamps, M. Caroli, H. Holliger, dur. 18:39, unedited live recording
1
Introduction
Una linea che nell’istante in cui si dispiega descrive il paesaggio che si trova a percorrere.
Non un concerto, dunque (nessuna dialettica tra “solo” e “tutti”). Solo il rivelarsi di altre identità implicitamente contenute in quella principale che il solista presenta e da essa derivate sottoforma di coppie strumentali, le quali, variamente aggregandosi secondo gradi di affinità timbrico-gestuale con la voce principale, l’accompagnano nel suo viaggio verso l’ignoto.
Nessun tentativo di intromissione da parte del solista nel gioco delle coppie avrà successo. Il flauto solista si troverà a percorrere il labirinto delle proprie identità e mai riuscirà a mettere in crisi il gioco di specchi che gli danno luce e a dare origine a relazioni più complesse e finalmente dialettiche di quelle 1:2 e 1:2+2+2 etc.
Une ligne, en se déroulant, décrit le paysage qu’elle parcourt. Il ne s’agit donc pas d’un concerto - nulle dialectique ici entre un soliste et l’ensemble - mais de la révélation d’identités autres. Celles-ci sont implicitement contenues dans l’identité principale représentée par le soliste, et dont découle la forme des couples d’instruments à l’intérieur de l’ensemble. Ils s’agrègent à la voix soliste par affinités de timbres et de gestes, l’accompagnant dans son voyage vers l’inconnu. Le flûtiste solo n’aboutit pourtant jamais dans ses tentatives d’immixtion à l’intérieur du jeu des couples. Il parcourt le labyrinthe de son identité propre sans jamais parvenir à déstabiliser le jeu des miroirs qui l’éclairent, ni à donner naissance à des relations plus complexes - et finalement dialectiques - que des relations de 1:2 et de 1:2+2+2+2, etc.